Mon ordinateur (internet, les jeux et moi)

Samedi 8 octobre 2005 6 08 /10 /2005 00:00

Aujourd’hui je mets ici l’histoire d’Yhlween. C’est un personnage du jeu World of Warcraft. Mon mari me l’a fait découvrir et j’adore. En ce moment, je joue sur un serveur Rôle Playe

Aujourd’hui je mets ici l’histoire d’Yhlween. C’est un personnage du jeu World of Warcraft. Mon mari me l’a fait découvrir et j’adore. En ce moment, je joue sur un serveur Rôle Player (en français, jeu de rôle) j’y suis une elfette, voici la photo :

Ce jeu m’a apporté beaucoup car je peux discuter avec des gens extérieurs (autre que mon kiné et mon mari). J’y ai connu des gens merveilleux. Le premier, Yaltvar, il a commencé avec moi et nous avons vite sympathisé. Hélas pour moi et tant mieux pour lui, il a préféré retourner dans la réalité et avoir des jours heureux avec une compagne. Ensuite, j’y ai connu la cheftaine de ma guilde (un regroupement de joueur sous un nom) Haarudna, au fur et à mesure du temps j’y découvrais, Borglas au grand cœur, Brisac, Karaboss la chasseuse… et surtout la géniale Kruhella, je la regrette beaucoup. Elle avait beaucoup d’humour et d’esprit, elle m’a fait changer mon moral aussi. Je n’ai plus de nouvelles dommage.

 

Donc je mets ici, les premières lettres d’Yhlween adressées à Bilibok.

 

Par Yhlween - Publié dans : Mon ordinateur (internet, les jeux et moi)
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 10 octobre 2005 1 10 /10 /2005 00:00

Voici ce qui m'a donné envie de jouer dans un Role Player (jeu de rôle). Cette histoire est très bien contée. Je vous invite à aller voir dans mes liens les carnets de Jorian.

Voici un tout petit bout du prologue pour vous mettre en haleine...

 

(Le personnage de Jorian se trouve sur le serveur roleplay français Kirin Tor. La plupart des évènements décrits dans ce carnet ont effectivement été vécus in-game. Alors n'hésitez pas à prendre part à ces aventures !)

« On l'appelle Jorian "l'Oubli" et on dit qu'il n'a jamais croisé deux fois la même personne... »

Jorian est un aventurier comme vous et moi. Ambitieux, passionné, âpre au gain et au combat... Comme beaucoup, il est né humain et s'est donc naturellement mis au service de la Noble Alliance. Combattant d'une cause aveugle. Comme certains, il a choisi la voie des ombres où le silence et la rapidité sont les seules alliés. Il s'est fait voleur et assassin.

Mais un jour, sa route croise celle de la Dame Elfe Aërwen, une druide puissante, voyageant dans les contrées humaines et animée d'étranges desseins.

Et depuis ce jour, rien n'est plus pareil pour le pauvre Jorian. Et à vraie dire, plus rien ne seras jamais pareil, pour Jorian. Rien, littéralement. Car Jorian est atteint d'un mal étrange... Jorian souffre d'amnésie chronique.
Autrement dit, il n'a aucune mémoire des faits. Encore autrement dit, il se présente plusieurs fois par conversation, oublie jusqu'au nom de ses plus proches amis et ne sait jamais où il se trouve, ni pourquoi. Toutes les cinq minutes, il oublie tout ce qu'il a vécu les cinq minutes précédentes.
Enfin, tout n'est pas aussi noir... Car Jorian se souvient de son nom, Jorian se souvient a peu prêt du monde dans lequel il vit. Jorian sait se battre, parler, lire... et écrire. Surtout écrire, oui. Effectivement, pour survivre, notre Voleur passe son temps à noter le plus de choses possibles sur des bouts de papiers qu'il range dans une sacoche sur laquelle est inscrite "TES NOTES SONT ICI SI TU OUBLIES QUELQUE CHOSE !"... Bien sûr, cela prends du temps, ce n'est pas précis, et il perds souvent des bouts de papiers, mais hey ! A la guerre comme à la guerre... Il note ainsi missions, lieux et rencontres, posant sur le papier ce qui ne peut plus être gravé en son crâne...

Et puis, comme Jorian "L'Oubli" le dit lui-même, "Ne pas avoir de passé est parfois une bénédiction. Au coeur de l'action, par exemple : aucun souvenir ne vient parasiter le frénétique ballet de mes lames".

Sur sa route, Jorian croise de nombreuses personnes. Certaines sont pleines de compassion, d'autre d'incompréhension. Certaines cherchent à profiter de son handicap, se faisant passer pour de vieilles connaissances et lui extorquant argent et services... Et certaines le guident, le soutiennent, choisissent d'être sa mémoire, le temps d'un voyage.
Au travers de son regard vide d'homme ne vivant éternellement que cinq petites minutes, Jorian fait ressortir le pire comme le meilleur de l'âme humaine.

Ainsi s'ouvre les Carnets de Jorian "l'Oubli"... Ici, Voyageur, vous trouverez des extraits des notes que Jorian prends inlassablement. Vous verrez le monde que vous connaissez si bien du point de vue d'un homme qui ne connaît plus rien. Et vous ferez la connaissance de toutes les personnes, courageuses ou malhonnêtes, joyeuses ou indifférentes, qui défilèrent dans sa vie.
Et si un jour vous croisez son chemin, Voyageur... Indiquez lui sa route, échangez quelques mots, présentez vous...

Car bien que Jorian ne se souvienne de rien... Il se peut qu'il parle de vous dans ses notes !


Alors, ça ne vous donne pas l'envie d'aller y jeter un petit coup d'oeil ? Je vous laisse découvrir ce petit site.

Par Yhlween - Publié dans : Mon ordinateur (internet, les jeux et moi)
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 12 octobre 2005 3 12 /10 /2005 00:00

Lettre cinq :

  

Je n’ai pas fini ce que j’avais commencé à te raconter dans la précédente lettre et je m’en excuse. J’étais trop lasse pour continuer. Je continue.

               Arrivée dans le tunnel, en suivant les nains, je tombais nez à nez avec Syurna. Elle me regardait avec des yeux suspicieux et dans ce noir, ces yeux étincelaient. Il y avait très peu de lumière et je me demandais comment faisaient ces nains pour avancer. J’avais pour ma part une vision nocturne développée, héritage de ma race et j’y voyais comme en plein jour. Il y avait peu de monde et ils parlaient à voix basse. J’avançais encore pour m’adresser à l’elfe en face de moi, il ne me dit rien. Je n’étais pas de son rang, quel orgueilleux, je ne pouvais m’adresser à lui. Furieuse, je ne pouvais que remonter.

 

« Je retrouverais  Bayok, dites-lui bien ! » Cette phrase m’échappa dans ma colère.

                  Je ne concevais pas que des elfes ne puissent s’aider par ces temps si difficiles. Surtout que nous étions dans cette ville, celle de tous les espoirs… Syurna, à ma grande surprise, m’attrapa le bras.

                « Je connais ce nom Bayok. Il nous a fait courir un grand danger dans la forêt d’Ashenvale avec son envie de tout vouloir. Je ne l’ai vu qu’une journée mais il voulait pactiser avec un démoniste mort-vivant qu’il avait rencontré. Il avait en sa possession, je ne sais quel pouvoir, il a rendu fou le démoniste et s‘est enfui nous laissant devant cette immonde créature. Je ne sais pas ce qu’il est devenu mais si vous voulez des nouvelles ou un quelconque renseignement sur un voleur, aller toujours dans les grandes villes. Je vous conseille Ironforge. Je lui ai subtilisé un parchemin avec des annotations sur la caverne lugubre. » Sur ce, elle reparti sans me laisser le temps de la remercier mais je la recouvrais de mon sort de protection;

 

                 Ces renseignements en tête, je poursuivais mon chemin. Je me dirigeais vers le port pour atteindre Auberdine. Pour quitter Darnassus, il faut franchir un mur de magie rose. Il empêche bon nombre d’intrus de passer mais je t’avoue, que ce souffle qui t’emporte, m’a fait perdre pied. Devant le bateau, que je prenais pour la seconde fois, il n’y avait pas grand monde.  Ca m’est agréable ce balancement doux, de voir défiler cette mer, cette immensité, ce calme relatif, le clapotis de la mer sur la proue du bateau.

 

                Dans la ville, je rencontrais Vadorum. Rencontrais, plutôt parlais, car je ne le vis que beaucoup plus tard. Comme tu m’as enseigné, je peux communiquer avec différentes personnes par la pensée. Il fait parti de cette troupe que j’ai  découverte, il y a peu : la légende des élus, se font-il appeler. J’y ai adhéré par je ne sais quel hasard, je n’en ai pas très bien compris encore leur aboutissement et d’ailleurs, je devrais recevoir leur tracte. Il est de fait que je me pose encore la question de savoir si j’ai fait un bon choix. Bref, Vadorum me parle de sa solitude, elle me rappelle la mienne. Cette guerre n’a rien facilité pour les rapprochements entre les gens, il y a tellement de choses à reconstruire, à rechercher et à défendre que l’on en oublie l’essentiel qui est de se parler et de se rapprocher les uns des autres. Il m’a l’air bien solitaire et ça l’affecte beaucoup. Il m’a aussi l’air bien entreprenant, mais c’est un jeune qui n’a pas mon âge et le recul du temps. J’ai un recul si encré en moi, pourtant je n’ai presque rien vécu encore, si ce n’est le temps, je dormais. Mes parents m’ont laissé beaucoup de choses mais en moi je pense. Qui sont-ils ? Bili as-tu trouvé des renseignements de ton coté sur ce qu’ils sont devenus, qui ils étaient ?

 

                Une quête fut pour moi d’une très grande importance. Un elfe, Grellean Whiteclaw, voulait retrouver l’enveloppe vivante de sa bien aimée pour la tuer et qu’elle soit enfin libérée. Une bien triste histoire. Il avait hiberné quelques centaines d’années et à son réveil, il l’a retrouvée mais la servitude chez les fées l’empêchait d’être elle-même. Une fois retrouvée et tuée, je revenais le voir aussitôt. Et là, devant moi, en larmes, ils m’offrirent un beau mais sombre spectacle. L’esprit de la bien aimée revit son amour bien vivant, elle lui dit qu’elle comprenait son geste, qu’il était nécessaire et qu’elle l’attendra. Endormi mille ans pour la revoir deux secondes et la perdre à jamais. C’était bouleversant tellement cela me renvoyait à la mienne. Je la racontais à mon ami du jour. Il en était autant attristé que moi. Sur la route, toujours absorbée par cette histoire, je continuais mon chemin vers Ashenvale. J’avais un message à transmettre. J’y vis plusieurs cadavres étendus face contre terre. Une bataille ressente devait avoir eu lieu et personne n’avait jugé bon de couvrir les leur ou de leur donner un digne retour à la source de la vie. Sans que je comprenne pourquoi, je fus transpercée par derrière avec un sort d’ombre. Je ne pus me défendre, c’était trop tard. L’ange des ténèbres m’accueillait. Je n’avais pas fait attention la première fois, je ne l’ai pas vu. Elle était magnifique. Une beauté inconcevable, une femme, avec des ailes plus belles encore, sa tête couverte, en habit volant de toute part. Elle attendait et veillait les morts. Elle les aidait s’ils voulaient à trouver leur dernier chemin, à leur résurrection ou simplement à être là. Elle était rassurante. Je recherchais mon corps, je n’avais plus besoin de me concentré intensément, ça devenait normal. Je vis avant de rentrer dans mon corps, derrière l’arbre pas loin un orc. Il attendait. Il était sans nul doute beaucoup plus expérimenté que moi et chaman de surcroît vu sa tenue. C’était lui qui m’avait si malhonnêtement attaqué. J’entendis qu’il s’appelait Viveflamme. J’en vis un autre, pas mieux, il se nommait Gurushi qui me fit subir le même sort à peine j’eus le temps de me guérir. Heureusement pour moi, quelques humbles elfes sont venus à mon secours pour les tuer ou les mettre en fuite.

 

Tuer par derrière sans raison. Anavéa m’avait parlé de la Horde. Elle m’avait raconté leur perte, leur désespoir comme notre peuple et celui de l’alliance. Tous ces voyages lui avaient appris que nous sommes semblables dans notre douleur mais aussi dans nos défaites. Elle m’avait parlé des glorieux chefs, Cairne Bloodhoof et Trhall. De valeureux guerriers, qui avec la guerre et par leur honnêteté, leur bravoure, leur honneur sont parvenus à se faire respecter. Ils n’étaient pas de ceux qui tuaient pour le plaisir de tuer. Elle m’avait dit aussi que les jeunes, par ces temps incertains, ne connaissait plus cet honneur et ce courage. Ce qui les intéressait, c’était la destruction, la soif de pouvoir qu’ils croyaient acquérir par ces morts inutiles. Ils n’adhéraient à aucunes grandes causes et seul leur propre personne les intéressait. Comment ne pas les haïr ?

 

                Je fus accueillie et soignée à Ashenvale. Ils étaient vraiment gentils et me remontèrent un peu mon moral. Je ne pouvais retourner à Auberdine, où l’on m’attendait, sans me faire tuer une fois encore. C’est alors que Paco, tu dois le connaître même s’il parle vraiment très peu, me suggéra un excellent conseil Je devais utiliser ma pierre de rappel.

 

                Mes différentes quêtes devenaient de plus en plus difficiles et je demandais pour la première fois de l’aide. Vadorum, l’entreprenant, se proposa de me rejoindre. Il était à la recherche de sa perle rare, de sa dulcinée me disait-il, et c’est sur moi qu’il jetait son dévolu. Pendant l’attente, j’entendis Emoria. Une très jeune elfette qui avait comme moi appris le dur chemin du druidisme. Elle était un peu perdue par ses recherches de terrestrine. Cette fleur qui ne pousse que près des montagnes est difficile à trouver et seule les experts en cueillette la trouvent et savent la cueillir sans l ’abîmée. Je fus conquise par la façon quelle avait de parlé. Je l’invitais à rejoindre notre troupe, ce qu’elle fit.

 

                Vadorum arrivait. En voulant regagner la berge pour le retrouver sur le port, je me fit presque arraché le bras par le bateau qui accostait. Le capitaine ne me vit même pas remonter à la surface, et son bateau continua sa route. Heureusement je pouvais me soigner mais j’avais très mal. Je commençais à me demander si j’avais eu raison de faire appel à lui. Assise dans le lit près du port, j’essayais d’inviter d’autre personne à nous rejoindre mais personne ne pouvait venir. Néodos quant à lui, encore devant une chopine à la taverne, ne voulait pas se déplacer. Il faudrait donc que je fasse attention seule. A son arrivée, je vis qu’il avait les fesses bien basses et il avait fière allure même si c’était un gnome. Il regardait surtout mon décolleté et mes jambes. Je lui fis part de ma quête et préféra qu’il fut devant pour que je le suive et surtout que j’ai toujours un œil sur lui. Il avait beaucoup d’esprit mais sa volonté d’avoir une compagne me désarçonnait. Il faisait tout pour être derrière moi le saligot. Certains hommes sont de vrais rustres quant à leur volonté de posséder une femme. Ils ne prennent aucun ménagements à dire ce qu’ils pensent. Mon bras endolori m’empêchait de combattre, mais heureusement pour moi, il était bon combattant et maîtrisait le feu et la glace comme nul autre. C’était un magicien chevronné qui me permit de mener ma quête à sa fin avec une facilité déconcertante.

 

 

Comme il devait retourner dans son pays, je lui, proposais de m’y emmener. Ce que je ne lui dis pas, c’est que je devais retrouver une trace de Bayok. Il en fut ravi. Sur la route d’Ironforge, il me fit découvrir maintes choses extraordinaires, des fleurs, des animaux, et toujours en ayant un œil sur moi pour me protéger. Il était très prévenant et je regrettais tout ce que j’avais pensé sur lui. Il était vraiment très bien même si c’était un gnome et que j’étais une elfe. Fatiguée par temps de chemin parcouru à pieds, mon bras rouge, chaud et enflé, je dus le laisser dans cet immense bâtiment. Je ne voulais qu’un lit pour me reposer, dormir… J’aie l’impression qu’il voulait me dire quelque chose plusieurs fois mais il ne dit rien. Je l’abandonnais là tout à sa gentillesse et ses yeux pétillants.

 

Par Yhlween - Publié dans : Mon ordinateur (internet, les jeux et moi)
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 27 octobre 2005 4 27 /10 /2005 00:00

Lettre six :

        Ironforge et sa chaleur, ses éclats de voix, ses va et viens, j’ai beaucoup de mal à me lever aujourd’hui. Mon bras ne va pas mieux, il est enflé, rouge et chaud. J’irai voir un druide expérimenté pour me donner de meilleur soin. Mae Paledust a fait venir un émissaire pour voir comment j’allais. J’imagine qu’elle a eu peur que je lui vole le livre que j’avais emprunté. Autour de moi, juste quelques livres, des armes, un lit dans lequel j’ai froid, il est trempé. J’ai la tête qui tourne, je tremble. Je peux à peine me mettre debout, mes jambes sont si faibles. Je retombe sur le lit. La douleur de mon bras est insupportable. Il est lourd. Je voudrais bien lire un peu mais je ne pense qu’à cette douleur. Elle est là, m’assaille, rien d’autre ne compte, elle est ma première et ma seule pensée. Je ne peux faire un mouvement sans ressentir ce poignard qui me parcourt, qui s’insinue dans mes nerfs, dans mes veines, sillonne tout mon corps pour se planter dans mon cerveau. Je suis fatiguée, sans force  et pourtant j’enrage à l’idée de ne rien pouvoir faire. Je me force à me lever….

 

  

 

 

….

 

 

             J’ai mal au bras, je vais vomir… Je suis à terre, je ne vois plus, tout tourne, c’est embrumé autour de moi. C’est la fin. Adieu Bili, mon a….

 

 

 …..

 

 

 ….

 

 

 J’ouvre difficilement les yeux, Je me sens lourde. Je suis toujours seule, il n’y a que les bruits de la ville, de coup sur la forge. Je suis dans le lit. Mon bras ne me fait plus aussi mal. J’ai un simple bandage qui sent les herbes, ma main n’est plus gonflée et je peux la bouger. Mon bras, malgré mon appréhension, bouge bien sans douleur, sans gonflement, ni rougeur.  Je m’assieds aussitôt. Une bonne odeur de jambon, de pain chaud envahi mes narines. J’ai faim. Je monte au second sans difficulté. Comme si je n’avais rien eu ! Sur la table rustique se trouve un bon repas, je le dévore en explorant le reste des choses  qui s’y trouvent. La pile de livres c’est un peu agrandie, depuis mes recherches à la bibliothèque, une lettre. Dans le coin toutes mes affaires, mes sacs, mon bâton, rien n’a bougé. Je finis d’engloutir ce succulent repas. Je trouve le parfum de ces fruits savoureux.  Je débarrasse la table et j’entreprends d’ouvrir cette lettre. C’est un sceau qui m’est inconnu, le papier est fait de feuilles de chêne, ça en a l’odeur et la texture. Elles s’entremêlent pour former un morceau long et plat sur lequel sont écrits en elfique quelques mots. Je ne lis que peu l’elfique, je n’ai jamais appris. Bili ne m’a enseigné que l’humain, le nain et le gnome. Enfin… les bases. Je décide de parcourir un des livres qui ont été amenés. Il y a de magnifiques représentations de la guerre, des batailles et autres destructions. Je l’abandonne pour me plonger dans la lecture difficile des différentes créatures de nos terres. J’ai déjà vu quelques spécimens durant mes quêtes mais il y en a de toutes sortes que je n’aurais même pas pu imaginer. Mae Paledrest, la bibliothécaire, m’a fourni de petits parchemins, une plume et de l’encre. Bili m’avait montré comment s’en servir, heureusement ! Je dessinais tous les animaux que je pensais découvrir au fur et à mesure de mes voyages, surtout ceux qui me paraissaient insolites. Les ogres, les mort-vivants, les monstruosités, les girafes, les hippogriffes et autres… L’émissaire de madame Paledrest me surprit alors que je mettais une petite légende sur mon premier dessin. Il parlait brusquement et très peu, comme la première fois. Sa voix trahissait la surprise mais aussi de l’animosité.

 

 

  

 

 

 « Déjà sur pieds ? Madame la bibliothécaire m’envoie surveiller votre état. 5jours que je dois venir vous voir deux fois par jours depuis que je vous ai trouvé à terre et que cet elfe est venu vous donner ses potions. »

 

 

 « Cinq jours vous dites ? »

 

 

 « Il est tant de vous secouer elfe ! »

 

 

     

 

 

Il repartit aussitôt. 5jours que j’étais là. C’est donc un elfe qui m’a soigné, cette lettre… Je descendis, enfila mes bottes et ma veste et allai voir la bibliothécaire. Elle était en grande discussion avec des gnomes. J’attendis patiemment tout en regardant ces livres. Un en particulier m’attira, sa reliure me rappelait quelque chose. Cette feuille, ces ailes entremêlées aux branches…

 

 

   

 

 

« Bonjour la belle !

 

 

 « Oh ! Bonjour Madame !

 

 

 "Je vois que vous vous portez mieux ! Cet elfe a fait des merveilles sur votre bras et votre fièvre. Vous n’êtes pas passée loin de la fin.

 

 

 « Cet elfe qui est-il ?

 

 

 « Il s’est présenté au bon moment, il vous cherchait mais je le soupçonne de ne jamais vous avoir vu.

 

 

 « Il m’a remis cette lettre je crois mais je ne sais pas lire.

 

 

 « J’avais remarqué, votre vocabulaire est pauvre et vous cherchiez des images. De plus vous n’avez trouvé aucun livre sur ce que vous vouliez alors qu’il suffisait de lire les reliures…

 

 

 « Pouvez vous me la lire ?

 

 

Elle prit ma lettre, se mit à une table et me chuchota..

 

 

 « Hum ! De l’elfique ancien, une très belle écriture comme j’en ai rarement vu. Cette lettre dit, je connais ton rêve, je fais le même. Suis ton instinct, il ne te trompe pas. Tu es une souche pure et tu as beaucoup de pouvoir en toi. Anavéa m’en a parlé. Rejoins Cénarus ! »

 

 

 « C’est tout ?

 

 

 « Oui la belle.

 

 

 « Je vais vous prendre un autre livre.

 

 

 « Je vous enverrai quelqu'un pour vous aider à lire. L’elfe m’a dit que je vous garde encore quelques jours pour que ces potions agissent au plus vite, vous devez encore vous reposer. »

 

 

  

 

 

          C’est vrai que je ne suis pas en très grande forme. Mon livre en main, je décide de visiter cette ville.  Ironforge, la merveille des nains. Dans chaque coin des marchands, des fabricants d’armes, des artisans, des maîtres et toutes les races d’Azeroth y sont représentés. J’y vois les démonistes et leur diablotin, leur succube, cette vierge magnifique au cœur démoniaque avec leurs ailes abîmées qui envoûte les mâles, les humains et leur drôle de langage, les nains presque aussi petits que les gnomes mais plus tonitruants… J’atterris au Hall des armées, un bruit assourdissant me fait lever la tête. Un engin ahurissant fait de ferrailles, il fait de la poussière, des trucs tournent, et en un instant plus rien. Devant mon air ahuri, un gnome aux cheveux verts, m’explique que c’est un engin volant, un gyrocoptère, il sert à voyager dans les airs. Mais leur engin n’est pas encore tout à fait au point, ils doivent faire encore des essais avant de pouvoir l’utiliser correctement.

 

 

  

 

 

  « Comme un hippogriffe en métal ?

 

 

 « En quelque sorte oui mais celui la c’est nous qui le dirigeons complètement.

 

 

 « Je reviendrai pour en faire un dessin et l’envoyer à mon ami Bili, il devrait être très étonné.

 

 

 ***Yhlween pense : Bili étonné, ce n’est pas possible, il connaît tout. Et c’est un gnome ! ***

 

 

 « Tenez elfe !

 

 

 « ? Mais qu’elle est cet engin ?

 

 

 « C’est un engin qui emprisonne une partie du temps. Il le capture et en fait une image.

 

 

 « Ca fait mal ?

 

 

 « Hihih ! Bien sur que non. Regardez, Vous mettez l’appareil comme ceci devant votre œil et vous regarder là, ensuite vous appuyez là et l’image apparaît. Essayez.

 

 

 ….

 

 

 « Mais non ! Regarder dans le petit trou derrière l’appareil.

 

 

 Click ! click ! click! click!

 

 

 “Rohhhh! Mais non, non. Pas autant de fois. Appuyer quand ce que vous voyer vous convient une seule fois.

 

 

 « Oh ! D’accord ! Comme ceci alors ?

 

 

 Clic !

 

 

 « Voilà !

 

 

  

 

 

« Et Bhoutentriin, viens voir par ici, l’engin ne décolle plus…

 

 

 « Je vous abandonne. »

 

 

  

 

 

  Il me laissa là avec ce drôle d’engin qui sortait des images de couleurs. Je continuais ma visite. Je pris une bonne tourte aux cerises maison à Sraaz, un délice. Je poursuivis ma visite vers la grande forge, avec ces milliers de litres de métal en fusion qui ne s’arrête jamais de s’écouler. Je visitai aussi leur banque et leur hôtel des ventes ou tout pouvais y être déposer et vendu. Cette ville était immense. Des gnomes fabriquent de drôle d’engin, des feux qui font boum et toutes sortes de machines qui ne sont pas toujours au point. La caverne lugubre, sombre, les bruits de pas y résonnent encore plus, elle laisse présager le pire. J’y rentre quand même car je devais y trouver des infos sur Bayok, ce père ingrat. Tynnuk Venomsprout essaya de me vendre une marchandise douteuse et Fenthwinck me sortit de cette hasardeuse transaction. Il essaya de me renseigner mais il ne savait rien. Gerrig Bonnegrip par ses recherches sur le savoir me rappelle Bili. Ils sont identiques dans leur recherche de tout savoir sur tout. Les démonistes ici présents m’inquiétaient, ils paraissaient parfois être assaillis par je ne sais quel démon qui les possédait et leur faisait dire des incantations surprenantes.  Je commençais à être vraiment fatiguée, je devais retourner à ma chambre. J’y rencontrai une démoniste le sergent chef Shivendra de la Garde Royale, une humaine. Vêtue d’un foulard vert, d’une robe noire, d’une cape marron avec des cheveux blonds, elle avait un étrange animal volant. En la questionnant, elle me dit que je pouvais aussi en avoir un à la base du totem sinistre en Féralas, il suffisait que je parle à Moonweaver de sa part. Cet animal est une fée flécheteuse. Etrange !

 

 

  

 

 

  De retour dans ma chambre, je m’allongeai pour plonger dans un sommeil de plomb. A mon réveil, il y avait toujours autant de bruit et encore une fois une bonne odeur de viande et de pain chaud. Je montai aussitôt pour dévorer mon repas, il me semblait que c’était le matin. Je laissai un petit mot griffonné : Merci. Je continuai ma visite de cette cité. J’avais plus de force et je parcourai le tram des profondeurs, des plates formes qui bougent seules et vous emmènent à Stormwind. J’aidai un gnome à envoûter des rats qui grouillaient ici. Il me donna un sifflet qui les ensorcelait. Parfois j’y arrivais et d’autre fois je tapais un peu fort et je tuais ces pauvres bêtes. Je suivis enfin le tunnel le long du tram. Il passait sous la mer et Madame Paledrest m’avait dit que l’on pouvait la voir. Après une longue marche, sous de grandes vitres, je vis Ness, une immense créature, avec un long cou et de petites pattes robustes. Je pris une image. Je vis aussi un plongeur et une sirène. Ils ne me virent même pas. Je restais la je ne sais combien de temps à contempler ce fond marin et ses animaux. Je fis même une esquisse de ce que j’y vis. Je rentrai étudier mes livres. Le lendemain et les jours suivant Mae Paledrest en personne est venue m’apprendre à lire et écrire un peu mieux. J’avais une facilité à avaler les connaissances. J’appris la guerre, la légion ardente, les autres races, leur clamp. Elle m’aida à me fabriquer un petit recueil des notes que je voulais garder. Elle avait l’air contente de pouvoir transmettre quelque chose. Un matin, à mon réveil, je sus qu’il fallait maintenant continuer ma route.

 

 

   

 

 

Cher Bilibok,

 

 

        Je t’écris de moins en moins car je n’en vois plus l’utilité. Tu me réponds peu et je dois te paraître bien bête. Je suis à Ironforge depuis quelques jours ou j’ai fait la connaissance de la bibliothécaire qui m’a beaucoup instruit. J’y ai appris les créatures, les races qui peuplent notre monde, et aussi, hélas, la guerre et toute la destruction, la tristesse et toutes les conséquences désastreuses sur les vies. Elle m’a aussi appris à écrire un peu mieux. Elle m’a offert trois livres, des copies en fait. Elle m’a aidée à réaliser un petit recueil sur lequel je peux écrire ou dessiner. Ca m’aidera à conserver mon histoire mais aussi à continuer d’apprendre à écrire.

 

 

       Durant ces jours, j’ai été très malade et un elfe est venu m’aider, me soigner. Je ne l’ai pas vu. Il m’a laissé une lettre que je garde précieusement pour te la montré. Cette écriture à l’air d’être la même que sur tes grimoires perdus. Je crois. Ma blessure et ma fièvre oubliées, je retourne à mes quêtes.

 

 

  

 

 

Sais tu que j’ai aussi été initiée à miner et à dépecer ?

 

 

       Merci pour tes sacs.

 

 

       Je dis au revoir à la bibliothécaire et je repars.

 

 

 

 

Par Yhlween - Publié dans : Mon ordinateur (internet, les jeux et moi)
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 1 décembre 2005 4 01 /12 /2005 23:19

Vous avez aussi mes mots de passe?

Attention là! Bon, je vais vous montrer par ou je suis passer si vous vous êtes vraiment perdu comme vous venez de me le dire. Il s'en passe des choses sur mon ordinateur, plutot dans mon ordinateur...

Par Yhlween - Publié dans : Mon ordinateur (internet, les jeux et moi)
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus